Au
début du siècle, l'industrie du hareng fumé fût
très florissante aux Îles de la Madeleine et ce jusqu'à
la fin des années '70. Partout sur l'archipel, on pouvait voir
ces imposants bâtiments qui, de avril à septembre, permettaient
à plusieurs centaines de personnes de travailler et ainsi subvenir
aux besoins de leur famille. Les fumoirs furent en opération
pendant plusieurs décennies. Le début des années
'70 fut sans contredit la fin de l'abondance du hareng sur les côtes
des Îles de la Madeleine. Il n'était pas rare de voir de
grands chalutiers canadiens et européens venir s'approvisionner
aux Îles. La surpêche et une mauvaise gestion des stocks
auront finalement raison de ces grands bâtiments qui firent la
fierté des madelinots pendant plus d'un siècle. Vers 1978,
dans les 40 fumoirs des Îles de la Madeleine, progressivement,
les feux se sont éteints.
En
1996, dans un souci de conserver le patrimoine familial et avec la réapparition
du hareng autour de l'archipel, la famille «Arseneau» de
Pointe-Basse décide de relancer les activités et de reprendre
cette technique ancestrale de conservation du poisson par le fumage.
Le savoir-faire transmis de père en fils vous assure de la qualité
et de l'authenticité du produit. Les volutes de fumée
dansent à nouveau au dessus des «boucaneries» comme
aux beaux jours anciens.