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La pêche (2,5 mo)
La transformation (3 mo)
La fumaison (3,4 mo)

 

C'est vers la mi-avril, soit aussitôt le départ des glaces, que l'on pêche le hareng. Au début du siècle, il se pêchait à la «trappe» et on le ramenait jusqu'au quai à l'aide d'une «gabarre» (genre de grande cage en bois flottant dans l'eau). Dans les bonnes années, les prises pouvaient atteindre 15 millions de livres de hareng par printemps. De nos jours, ce sont les pêcheurs de homard qui, avant la saison de cette pêche, mettent les filets à l'eau pour prendre le hareng, fournir les fumoirs et également en faire de la «boëtte» (appât pour les casiers à homard).

Dans les années '50, environ 1200 personnes travaillaient dans l'industrie du hareng fumé aux Îles de la Madeleine. À la Pointe-Basse, on embauchait une centaine de personnes par saison pour la production de hareng fumé.

Le procédé utilisé aujourd'hui est le même d'il y a 20 ans. La première étape est le «salage» du hareng pour une période de 48 heures. Ensuite, le poisson est enfilé sur des tiges de bois puis finalement, on le transporte au fumoir sur des «boyards» où il est suspendu sur des baies (poutre de support). On allume alors des feux de bois dur (érable et «brin de scie») sur le sol qui brûleront en permanence pendant une période de 60 à 90 jours. Cette technique de conservation provoque une déshydration quasi-complète du hareng et lui confère une couleur dorée et une saveur exceptionnelle.

Autrefois, le hareng était destiné au marché des Antilles, principalement Haïti et la République Dominicaine. À cette époque, la production était d'environ 175,000 caisses de hareng fumé par année. De nos jours, la production est moins importante mais le hareng reprend sa place sur la table des fins gourmets.

Une visite au Fumoir d'Antan, c'est ouvrir une odorante fenêtre sur le passé!